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Défis environnementaux
Source : Le RAPPEL - Bassin versant
Le vieillissement des lacs est un processus naturel. Le problème, c'est que certaines activités humaines accélèrent ce processus. Le phosphore qui «nourrit» les algues bleues, la contamination des plans d'eau par des espèces exotiques envahissantes et l'érosion des berges sont trois problèmes importants qui affectent les lacs. Les apports en phosphore ou la revanche des algues bleues La présence d'algues bleues est parfaitement normale dans un milieu aquatique. Ces micro-organismes, aussi appelés «cyanobactéries», sont même responsables de l'apparition de l'oxygène sur Terre. Sans elles, pas de vie! Le problème survient quand des apports en phosphore, dont elles se nourrissent, favorisent leur prolifération. L'apparition de minuscules fleurs d'eau à la surface de l'eau en est un premier signe. Puis, rapidement, le lac peut prendre l'apparence d'une purée verte. D'où vient le phosphore? Emprisonné dans les sédiments au fond d'un lac, il peut être libéré par de fortes précipitations ou une hausse des températures. Mais la plus grande quantité provient des activités humaines. Et la responsabilité n'incombe pas uniquement aux propriétaires riverains. Toutes les activités touchant la qualité ou l'écoulement des eaux dans le bassin versant >> d'un lac sont susceptibles d'affecter sa santé. Par exemple, les engrais utilisés pour les cultures ou le jardinage risquent de se retrouver dans les lacs. Une coupe d'arbres ou la construction d'une route laisse le sol à nu; les éléments nutritifs transportés par les eaux de surface ne sont plus absorbés par les racines et ruissellent vers les lacs. Le même phénomène se produit lorsqu'on déboise ou aménage les rives: les végétaux, arbustes et arbres éliminés des rives ne retiennent plus les éléments nutritifs comme le phosphore avant qu'ils atteignent le lac. Les algues bleues sont-elles dangereuses pour la santé? Dans la majorité des cas, les fleurs d'eau ne sont pas toxiques. Les résultats d'analyses au Québec révèlent qu'une proportion importante de fleurs d'eau ne présentent que peu ou pas de toxines nuisibles pour la santé. Il faut toutefois demeurer prudent. Lorsque la densité des cyanobactéries est élevée, lorsqu'on peut les voir à l'il nu et que l'eau est colorée, elles peuvent comporter certains risques. Mais leurs effets sont généralement sans gravité et de courte durée. Il s'agit généralement de problèmes cutanés (irritation des yeux, de la peau, des oreilles ou réactions de type allergique) ou digestifs (maux de ventre, diarrhée, vomissements ou fièvre) sans conséquences graves. Pour éviter tout désagrément, il est préférable d'éviter d'entrer en contact avec une eau manifestement colorée ou située à proximité, surtout si la fleur d'eau se présente sous forme d'écume, considérée comme plus dangereuse. Et, bien entendu, il faut éviter d'en boire. Dans certains cas, la quantité de toxines peut dépasser les normes acceptables. Des restrictions d'usage du plan d'eau sont alors émises, comme l'interdiction de boire l'eau ou de pratiquer certaines activités récréatives. Jusqu'à maintenant, aucun lac de la Vallée de la Gatineau n'a fait l'objet d'une telle interdiction. La présence d'algues bleues est davantage le symptôme d'un problème environnemental qu'une menace pour la santé publique. La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible de réduire notre apport en phosphore en posant des gestes simples. La contamination par des espèces envahissantes Les espèces aquatiques envahissantes sont extrêmement menaçantes. Lorsqu'elles s'implantent dans un lac, elles se multiplient au point de l'envahir complètement et d'éliminer les espèces indigènes. En plus de nuire à la biodiversité, elles diminuent l'usage des plans d'eau, réduisent les populations de plantes, d'animaux et de poissons, contribuent au vieillissement des lacs, dégradent la beauté des paysages, obstruent les prises d'eau, brisent les embarcations et les moteurs. Sans compter qu'une propriété en bordure d'un lac infesté n'aura plus jamais la même valeur. Car une fois implantées dans un plan d'eau, les espèces envahissantes sont presque impossibles à déloger. Mais que sont ces dangereuses espèces? Ce sont des plantes, des poissons et des invertébrés venus d'ailleurs et introduits dans les milieux aquatiques. Elles peuvent venir de partout sur la planète et sont souvent transportées dans les eaux de ballast des navires. Puis, elles se répandent dans les rivières, les lacs, les ruisseaux, les étangs et les marais. La propagation de ces espèces se fait principalement par les plaisanciers et les pêcheurs qui transportent leur embarcation d'un lac à un autre, mais aussi par les hydravions, les plongeurs ainsi que l'aquariophilie et l'horticulture commerciales. Dans la région de l'Outaouais, six espèces envahissantes sont particulièrement inquiétantes:
Pour limiter la propagation des espèces envahissantes, on doit apprendre à les reconnaître et éviter de transporter ces passagers indésirables sur nos embarcations. L'érosion des berges L'érosion des berges résulte de l'action de l'eau qui emporte des particules de sol. Ce phénomène a diverses conséquences sur les lacs:
L'érosion est un phénomène naturel, causé par les vagues, les courants, la glace et les changements du niveau des eaux. Toutefois, les êtres humains peuvent accentuer ce processus. Toute modification de l'utilisation des sols dans le bassin versant (déboisement, culture, industrie, constructions, barrages, etc.) peut entraîner une inondation ou une hausse du niveau de l'eau qui favorisera l'érosion. Sur les lacs, les principaux responsables de l'érosion sont les remous causés par les embarcations et l'aménagement artificiel des berges. En naviguant à certaines vitesses, les plaisanciers créent des vagues dommageables pour les rives, notamment dans les petits plans d'eau. Par ailleurs, en éliminant la végétation sur les rives des lacs et des cours d'eau ou en la remplaçant par de vastes aires gazonnées, des terrasses ou des murets de béton, les riverains réduisent leur protection contre l'érosion. Certaines mesures, comme l'ajustement de la vitesse des embarcations et la restauration des rives, peuvent limiter les dommages dus à l'érosion. Principales causes des impacts négatifs sur l'environnement Dans la plupart des cas, l'activité humaine est à l'origine des pressions exercées sur l'environnement.
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| Application du règlement de protection des rives et du littoral À partir du mois d’août, les actes contrevenant à ce règlement adopté en 2009 par la MRC pourraient entraîner des avertissements et/ou des constats d’infraction accompagnés d’amendes. Programme d'aide financière « Coup de pousse » Seauvegarde Vallée-de-la-Gatineau offre une aide financière aux propriétaires riverains qui, pour se conformer au règlement de protection des rives et du littoral (RCI 2009-206), choississent de planter des végétaux au lieu de laisser la nature suivre son cours. Cette subvention peut atteindre 300$ en incluant le remboursement du permis de la municipalité. | |||||||||||||
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