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La capacité de support des lacs

La pression grandissante et cumulative des activités humaines sur les bassins versants s’est traduite au cours des dernières années par une augmentation des apports en nutriments normalement présents en quantité limitée dans l’eau, en particulier le phosphore, un élément limitant (cette augmentation des apports en nutriments est désignée par le mot eutrophisation).

Une augmentation excessive de ce nutriment favorise les floraisons de cyanobactéries et une augmentation de la croissance des végétaux en général. Les cyanobactéries ont toujours été présentes dans les lacs. C’est la surabondance de certaines espèces nuisibles qui est symptomatique d’un enrichissement non souhaité par les nutriments et qui peut affecter les usages des plans d’eau concernés.

Par leur aspect spectaculaire et leur danger potentiel pour la santé publique, les épisodes de cyanobactéries ont mené à une prise de conscience des impacts des activités humaines sur la qualité de l’eau et l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Or, tenter de faire cesser tout développement autour des plans d’eau et dans leur bassin versant est irréaliste.

La solution réside dans une gestion appropriée des activités humaines et de leurs impacts en termes d’apports en phosphore. C’est dans ce contexte qu’a été développée la modélisation de l’eutrophisation et des apports en phosphore dont le calcul de la capacité de support est une application.

Qu’est-ce que le calcul de la capacité de support en phosphore ?

Le calcul de la capacité de support en phosphore des lacs permet, en théorie, d´estimer le degré de développement humain pouvant prendre place dans un bassin versant sans mettre en péril la qualité de l´eau du lac récepteur.

Concrètement, la capacité de support est définie comme la quantité de phosphore qu’un lac peut recevoir sans engendrer d’effets indésirables. En utilisant des modèles appropriés, il devient possible de détailler et de calculer les concentrations de phosphore observées dans les lacs.

Ces outils nous donnent la possibilité d’estimer la concentration naturelle, c’est-à-dire avant la présence humaine, et d’évaluer l’importance des apports en phosphore provenant de l’ensemble des activités humaines ainsi que la portion associée à chacune des grandes catégories d’utilisation du sol.

Cependant, le calcul de la quantité maximale de phosphore pouvant être ajoutée dans un plan d’eau, tout en demeurant dans les limites acceptables de qualité de l´eau, dépend évidemment de ce que l´on entend par « acceptable ».

La quantité maximale de phosphore peut, par la suite, être transposée en unités utiles à l’aménagement, par exemple en nombre d’habitations, et servir à évaluer le développement encore possible ou les efforts à consentir pour respecter cette limite.

Source : GRIL - Groupe de recherche intreuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique : Calcul de la capacité de support en phosphore des lacs : où en sommes-nous?

  • Pour consulter le document complet du GRIL sur la capacité de support des lacs : cliquez ici >>

Application du règlement de protection des rives et du littoral

À partir du mois d’août, les actes contrevenant à ce règlement adopté en 2009 par la MRC pourraient entraîner des avertissements et/ou des constats d’infraction accompagnés d’amendes.

Programme d'aide financière « Coup de pousse »

Seauvegarde Vallée-de-la-Gatineau offre une aide financière aux propriétaires riverains qui, pour se conformer au règlement de protection des rives et du littoral (RCI 2009-206), choississent de planter des végétaux au lieu de laisser la nature suivre son cours. Cette subvention peut atteindre 300$ en incluant le remboursement du permis de la municipalité.

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